BANGWE newsletter no 17.Votre newsletter pour les meilleurs souhaits

BANGWE et DIALOGUE/ONG a le plaisir d'adresser à tous les membres du Comité de soutien et à ceux de ses réseaux et partenaires les meilleurs vœux de paix et de prospérité durant toute l'année 2018. Que cela s'observe chez eux, autour d'eux et partout dans le monde.Dans ces quelques lignes, nous vous proposons en outre de porter notre regard sur l'essentiel de l'action de l’année écoulée, et sur ce qui est prévu en 2018. D'ores et déjà, rappelons que la stratégie de travailler en synergie continue à prévaloir. Cela nous permet de faire face aux limites en moyens d'action et d'acquérir une plus grande visibilité.
D'abord un coup d’œil sur la situation de la région concernée par l'action de BANGWE et DIALOGUE Comme en 2016, le Burundi est resté dans le point de mire de la Communauté internationale, du Haut Commissariat des Nations Unis pour les Droits de l'Homme en particulier en ce qui concerne la violation massive des Droits de l'Homme. Un rapport des experts a été diligenté. La 36è session du Conseil des Droits de l'Homme de septembre 2017 devait adopter deux résolutions presque controversées sur le travail des experts, chose inédite au sein de cette institution Nous avons participé pour vous à toutes les séances en qualité d'observateurs attentifs vu que le retour de la paix et de la concorde au Burundi nous tient à cœur.
Voisin du Burundi, la République démocratique du Congo (RDC) a également fait objet de préoccupation en matière de protection et de promotion des Droits Humains. A l'instar du Burundi, des défis ont entravé l'alternance au pouvoir. Les élections générales qui avaient été convenues entre l'opposition et le gouvernement en place pour décembre 2018 n'ont pas pu se tenir.La situation a provoqué et provoque encore des tensions observées et leurs répercussions dans les différents secteurs de la vie du pays. Dans le domaine de la lutte contre l'impunité des crimes sexo-spécifiques, un pas positif a été marqué par le procès de Kavumu au Sud Kivu où des présumés coupables ont répondu devant la justice. Plusieurs Organisations de lutte pour les Droits Humains au niveau local et international y ont joué un rôle important.
Le Rwanda a organisé des élections relativement très apaisées en été 2017. Le pays continue de jouir d'une image de stabilité et de développement au sein des Institutions régionales, voire de toute l'Union africaine. En effet c'est ce pays qui a été élu à la présidence de cette Organisation pour l'exercice 2018.
Dans cette sous région des Grands Lacs africains, tant l'action menée en 2017 que celle envisagée en 2018 par les réseaux BANGWE et DIALOGUE s'inscrit dans le cadre d'initiatives locales notamment dans les domaines de l'engagement pour la défense, la promotion et la protection des Droits Humains. Un accent particulier est mis sur la lutte contre les violences basées sur le genre. La scolarisation des filles issues des familles vulnérables reste une grande préoccupation. La création de coopératives d'entraide se poursuit au Burundi et à Bukavu en RDC. BANGWE et DIALOGUE encourage beaucoup l'accès aux circuits d'information et d'échanges avec les femmes d'ailleurs en Afrique et dans le monde. Au niveau international, le Comité de soutien basé à Genève s'implique dans les actions initiées en partenariat avec les autres organisations, en particulier celles regroupées au sein du Comité sur le Statut de la Femme de Genève. A ce titre BANGWE et DIALOGUE coorganise des forums sur des sujets en rapport avec les missions des ONG respectives. C'est le cas des rencontres "sidevents" organisés sur le sujet de préoccupation internationale et d'actualité: la question dénommée la crise des Migrants. Un forum a été organisé dans ce cadre en mars 2017 sur le sous thème du trafic des êtres humains. Une journée sur les Migrations, la paix et la Sécurité est prévue le 23 février 2018. Enfin une deuxième Session sur le trafic des êtres humains dans le cadre des migrations est prévue au mois de juin 2018. Nous vous tiendrons informés des résultats de chaque projet.
La Coordination

Rapport sur le Burundi au Conseil des Droits de l Homme durant sa 36ème session

Dans la droite ligne de la résolution y relative votée à l'issue de sa session précédente,le Conseil des Droits de l'Homme a accueilli le rapport de la Commission des experts présidée par Monsieur Fatsah OUGUERGOUZ,lors de la 36è session, plus précisément en date du 19 septembre 2017.C'était dans une ambiance controversée et contradictoire, étant donné que le Gouvernement du Burundi a rejeté en bloc ledit rapport. Aussi les trois membres de la Commission n'avaient pas été autorisés à se rendre dans le pays. Pour illustrer ce contexte, BANGWE et DIALOGUE vous propose les lignes rédigées par Agnès Nduhirubusa, journaliste du Groupe des presses IWACU du Burundi. Découvrez le par vous mêmes.
Droits Humains
Deux résolutions, un pays Par Agnès Ndirubusa, groupe de presse IWACU Bujumbura Burundi
"A l’issue de la 36ème session du Conseil des droits de l’homme, deux mécanismes différents pour le Burundi ont été adoptés. Une situation inédite. Les deux dispositifs adoptés font toujours des vagues. Il y a d’abord eu cette résolution proposée par le groupe africain. Un mécanisme qui est entré dans la danse 24h avant le coup d’envoi du bal des résolutions de Genève. Le groupe africain, soutenu par Bujumbura, a proposé un mécanisme qui met la justice burundaise à l’honneur. En effet, une commission de trois experts va débarquer au pays pour épauler la justice burundaise dans ses enquêtes. A la fin de son travail, elle établira une liste des crimes et des présumés auteurs. Ces experts transmettront ensuite leur rapport au gouvernement. Et ce sera aux juridictions burundaises de statuer.
Un mécanisme pas vraiment du goût de l’Union européenne, qui a décidé de maintenir son projet de résolution. Elle a donc soumis au vote du Conseil de Genève un mécanisme plus allégé. Le premier reprenait les grandes idées du rapport de la commission de Fatsah Ouguergouz : crimes contre l’humanité, sanctions ciblées et demande de saisine de la Cour pénale internationale. Par contre, le projet de résolution soumis au vote vendredi 29 septembre ne reprend rien de tel. Il mentionne juste l’extension du mandat de la commission Ouguergouz d’un an. « Un allègement pour gagner des votes africains, frileux de la CPI, » a expliqué un diplomate européen. Un succès pour l’UE qui a même pu rallier certains pays acquis à la cause de Bujumbura. La commission d’enquête aura donc un an supplémentaire pour continuer sa documentation sur les violations des droits de l’homme commis au Burundi. Elle avait déjà relevé des assassinats ciblés, des tortures, des disparitions forcées et des viols, etc. Dans son rapport, les hautes autorités de l’Etat, notamment le président de la République, sont pointées du doigt.
La CPI peut s'autosaisir Un chantier attend donc le Conseil des droits de l’homme qui devra mettre en place une nouvelle commission de trois experts. Ensuite, il sera question de définir leur cahier de charges, avant de les envoyer au Burundi. En même temps il sera aussi question d’envoyer l’autre commission, celle présidée par Fatsah Ouguergouz vers une direction inconnue jusqu’ici, mais pas au Burundi. « Les portes du Burundi lui resteront fermées », a déclaré une autorité sur place. Bujumbura a gagné une bataille : la demande de saisine de la cour de Bensouda n’est citée dans aucune des deux résolutions. Il retient quand même son souffle et regarde l’horloge tourner. Plus que deux bonnes semaines pour s’assurer de ne pas être poursuivi par la CPI. Pour rappel, La Haye peut agir indépendamment de Genève et débuter les enquêtes. Le Burundi a annoncé le retrait du Statut de Rome, le 27 octobre 2016. Son retrait effectif sonnera le 27 octobre prochain".

BANGWE Newsletter no16. Prix Fondation Sergio Vieira de Mello: La Femme nigeriane à l'honneur

La date du 21 août a été proclamée par les Nations Unies Journée mondiale de l'Aide Humanitaire. Pour 2017 c'est lundi 21 août qu'elle a été célébrée au Palais des Nations Unies de Genève. Un élément du programme a renforcé l'ambiance quelque peu émotionnelle habituellement observée à cette occasion: c'était la remise du Prix de la Fondation Sergio Vieira de Mello. La lauréate n'était autre que Dr Rebecca Samuel Dali du Nigéria.
Votre dévouée a participé pour vous aux manifestations de la journée. La première partie du programme portait sur la Table ronde sur le thème "La violence à l'encontre du système de santé, ses conséquences sur les populations affectées et sur l'aide et les travailleurs humanitaires"Des orateurs très expérimentés ont donné leur témoignage; parmi ces derniers figuraient M Bruno Jochum,Directeur Général Médecin Sans Frontières Suisse,et Dr Facely Diawara, membre de la Croix-Rouge guinéenne. Le Directeur Général de l'Office des Nations Unies à Genève avait prononcé une allocution introductive.
La figure humanitaire emblématique de Sergio Vieira de Mello est connue de tous. La Fondation en son nom a été créée après sa mort lors de l'attentat terroriste survenu le 19 août 2003 à Bagdad en Irak où il était Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies après avoir exercé la haute fonction de Haut Commissaire aux Droits de l'Homme. Cette Fondation délivre un prix aux personnalités qui se distinguent dans la défense des Droits Humains en général, la protection humanitaire en particulier.
Dr Rebecca Samuel Dali ( à gauche sur la photo) est née et a grandi au Nigeria. La faim, la pauvreté, des conditions socio-économiques difficiles de ses parents ont marqué son enfance. Le mariage précoce et forcé n'a pas de secret pour elle. Les difficultés respectives loin de la décourager ont forgé en elle une personnalité combative solide et des dispositions de femme engagée qui la conduiront à ce qu'elle est aujourd'hui: un leadership infatigable dans la défense des droits des femmes et filles en général et des victimes de l'organisation islamiste Boko Haram qui sévit au Nord Ouest du Nigéria en particulier.
La cérémonie de remise du prix dans la salle XX du Palais des Nations, pleine à craquer à l'occasion, a été suivie par une cérémonie de commémoration dans le hall situé derrière la même salle. La journée devait se clôturer par une réception offerte par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.